Réduire l’éclairage public permettrait à la ville d’économiser au moins 200000 €.

Cette année, les dépenses d’électricité de la ville de Sceaux sont en augmentation de 30%. L’éclairage public est « un gouffre financier pour les collectivités » et il est possible d’en diminuer le coût « de 50 à 75 % ».

Les dépenses liées à la consommation électrique de la ville de Sceaux s’élèvent à plus de 700 000 euros en augmentation de 30% par rapport à 2021. En quelques années, l’éclairage public, particulièrement intense à Sceaux, a fait bondir la facture de près de 500 000 euros.

L’éclairage public est devenu un levier très important pour réaliser des économies d’énergie, et donc des économies tout simplement. La Fédération nationale des collectivités (FNCCR) vient de rappeler que l’éclairage public est « un gouffre financier pour les collectivités », et représente dans la plupart des cas le premier poste de consommation d’électricité des communes. Or un éclairage public intelligent peut permettre de diminuer « de 50 à 75 % »  la consommation d’énergie.

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La France compte 10 millions de points lumineux et la  consommation énergétique de l'éclairage public dépasse les 5 TWh par an, soit l'équivalent de la production d'un réacteur nucléaire dont le cout de fabrication est de l'ordre de deux milliards d’euros. 
L’éclairage public n’est pas anecdotique dans l’empreinte écologique du pays, ni sur les finances publiques.
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Il faut agir sans tarder et les solutions sont connues.

Le Comité consultatif des transitions de la ville, qui a vocation à accompagner les changements de comportements nécessaires pour entrer dans une démarche de transition énergétique, avait prévu de développer une “trame noire” à Sceaux. C’était là un engament pris par la municipalité signataire du Pacte pour la transition. Les trames noires visent à réduire les perturbations lumineuses sur la faune et la flore pour moins nuire à la biodiversité. Or, même cette idée, minimaliste, semble à Sceaux difficile à mettre en oeuvre.

Il faut agir au delà et sans tarder. Les solutions sont connues pour réduire la facture électrique de la ville. Les Scéens sont tout à fait prêts à y contribuer, ils ne sont pas moins aguerris sur le sujet que les habitants d’Orsay, du Mans ou de Montpellier où certaines rues ne sont plus éclairées au coeur de la nuit. Ces villes ont diminué ainsi de plus de 50% leurs dépenses annuelles d’électricité, c’est considérable.

Des aides financière et des professionnels permettent de rapidement identifier les nuisances lumineuses et d’optimiser l’éclairage extérieur de la ville, plutôt que d’aller vers un échec certain en reconduisant les mêmes méthodes que la ville avait initiées sans succès il y a 10 ans dans le quartier Marne-Musiciens.


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